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roman feuilleton

Dimanche 3 avril 2005

 AU DELA D'ICI

 

 

Partie 1 : Nous cherchons tous quelque chose




EPISODE 1

Jour de mon arrivée : être et ne plus être.


“ Quel con ! Il m’a tué ! En bagnole ! Mais quel con ! “ 

J’étais mort ( ça n’arrive pas qu’aux autres enfin de compte ! ), je marchais dans un escalier obscur, et je râlais pour passer le temps.

Je ne savais pas où j’allais mais je m’y rendais en grimpant cet escalier gigantesque, sans être ni fatigué, ni essoufflé, surprenant pour un fumeur invétéré qui déteste le sport…

Le bruit de mes pas résonnait sur les marches, je semblais être seul. Je me retournais de temps à autre pour jeter un œil derrière moi mais je ne pouvais rien distinguer à cause de la pénombre ; la logique voulait que je ne sois pas seul, d’autres personnes étaient forcément décédées en même temps que moi, à commencer par le type qui avait percuté ma voiture, à moins qu’il ne s’en soit sorti ?

L’ascension était interminable. Je ne pourrai vous expliquer combien de temps cela dura, qu’est-ce que le temps ? Tout ce que je pourrai dire en terme de comparaison, c’est que j’ai ressassé trente-cinq années d’une vie, réfléchis sur celle de mes proches et échafaudé les théories les plus folles sur ce qui m’attendait en haut de cet escalier.

Soudain j’entrevis une porte, de la lumière filtrait par endroits. Juste une porte toute simple, une grosse porte en bois, avec un marteau et une poignée en métal.

Je restais bouche bée, les bras ballants : Je m’attendais à tout sauf à une porte !

Je me décidai à frapper, histoire que l’on vienne m’ouvrir, il eut été ridicule de rester devant une stupide porte de bois alors qu’au de-là, m’attendait l’explication du grand mystère...

Au départ, je tapai timidement - toc, toc, toc…- Rien.

Un peu plus fort avec mon poing - boum, boum, boum -Toujours rien.

Je me résolus à utiliser le marteau d’un grand coup sec : Il avait une utilité puisque la porte s’ouvrit.

Je fus ébloui par une lumière argentée, très intense. Rien d’étonnant à cela puisque j’avais passé un très long moment dans une quasi obscurité. Mes yeux s’habituèrent progressivement à la luminosité, je retins ma respiration, fis un pas en avant, puis deux, j’entrai. Avais-je peur ? A votre avis ?.

à suivre au prochain numéro !

Copyright 2002 Tous droits protégés isabelle bouvier

-  Ce n'est pas que j'aie peur de mourir. Je veux juste ne pas être là quand ça arrivera. - 

woody Allen

Par ISABELLE BOUVIER
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Dimanche 10 avril 2005

EPISODE 2

La première vision que j’avais eue en tant que personne décédée, avait été un escalier. La seconde me fit monter les larmes aux yeux. Devant la porte grande ouverte, m’attendait mon grand-père maternel, mon papy quoi !

Je ne peux décrire la joie et l’émotion de le revoir, d’étreindre ce vieil homme qui était mort, dix-sept ans auparavant. J’eus un sursaut : Je venais de le serrer dans mes bras ! Je commençai par le palper, le tâter comme un fromage, et je fis de même sur mon corps… Un corps, j’étais mort mais j’avais un corps, une enveloppe charnelle, si vous préférez ! Oui, je sais, j’ai mis du temps à réagir : Pour grimper cet escalier, il m’avait fallu des jambes…Vous m’excuserez mais quand vous serez vous-même dans ce fichu escalier, vous verrez que l’on a bien d’autres choses à penser !

Papy était toujours le même homme à quelques détails près : D’aspect âgé, certes, mais en bonne forme. Son sourire inondait son visage, je reconnus son rire sonore, sa voix chantante avec son accent si particulier.

- Alors petit ! Pas trop dur, l’escalier ?

- Oh ! Papy ! Je m’en fous de cet escalier ! Tu es là ! Tu m’as tellement manqué !  

- C’est vrai ?

- Oui, j’ai souvent pensé à toi, aux autres aussi… 

- Trop peut-être… Enfin, c’est fini ! Viens, je t’emmène chez moi… 

Il n’eut pas le temps de terminer que je l’assaillais de questions : Comment se faisait-il que nous possédions des corps ? Où se trouvaient mes parents, certains de mes oncles ou tantes, des amis ; Où étions-nous, pourquoi, comment, où était Dieu, les anges existaient-ils…

Mon grand-père me stoppa net dans mon élan de sa voix de ténor italien :

- Quel débit ! A peine arrivé, tu me saoules déjà ! Attends un peu, chaque chose en son temps… Bon, je ne sais plus où j’en suis… Ah ! Oui, on rentre à la maison boire un truc chaud, et puis tu vas te reposer, la grimpette ça fatigue.  

- Me reposer ? ( dois-je préciser que j’avais à cet instant un air vaguement ahuri ? )

- Ben, t’es mort mon gars, non ?  

Il me devança, riant en se tenant les côtes. Je l’accompagnai, me disant que c’était vrai, j’étais réellement mort. Même si cela ne ressemblait en rien à la mort telle que l’on peut se l’imaginer, le fait d’être en présence d’un grand-père décédé depuis plusieurs années me garantit que c’était bien le cas.

Nous marchions depuis un petit moment, dans une rue.

Une rue ! J’avais déjà été étonné par l’escalier, puis la porte mais je ne pensais pas non plus trouver une rue dans l’Au-delà. J’avais imaginé un lieu brumeux, des esprits habillés de lumière flottant dans l’air, communiquant par télépathie, mais une rue, j’avoue que cela ne m’avait jamais traversé l’esprit.

Mon grand-père marchait fier comme Artaban, saluant des personnes au passage. Il s’arrêtait parfois pour expliquer :

- C’est mon petit-fils, il est beau, hein ?

Il portait un costume gris en flanelle, une chemise blanche, un chapeau gris lui aussi, qu’il soulevait légèrement pour saluer les gens au passage, surtout les femmes. Sacré Papy ! Il marchait d’un pas décidé, j’étais obligé d’accélérer pour rester à sa hauteur, quelle pêche ! me dis-je en l’admirant.

Des arbres de toutes essences bordaient la rue. Certains étaient tellement grands qu’ils touchaient le ciel de leurs feuilles luisantes de santé. Ces arbres étaient vraiment gigantesques, ma vue se concentra sur l’horizon à des kilomètres d’où nous marchions et je les distinguais encore : Des pins maritimes, des cyprès, des chênes géants…

Nous passions devant des maisons de toutes tailles, de tout styles, en bois, en pierre, grand-père m’annonçait au fur et à mesure les noms de leurs propriétaires. Il connaissait pratiquement tout ses voisins, m’expliqua-t-il. Des jardins potagers, des fleurs, des commerces. La chaleur du soleil, les parfums ; J’avais l’impression que mes sensations étaient amplifiées par je ne sais quel procédé. Décontenancé, je regardais avec avidité chaque détail, espérant comprendre.

Devant une maison blanche, toute simple, mon grand-père s’arrêta.

- Et voilà, nous sommes arrivés ! dit-il, enjoué.

- C’est… Joli, répondis-je pour tout commentaire.

- Joli ! Splendide, tu veux dire ! La maison de mes rêves, avec un jardin potager à l’arrière, un atelier pour bricoler. Enfin, je te ferai visiter, tu vas être épaté !

Pour tout dire, je l’étais déjà. Papy possédait enfin sa propre maison.

- Qui te l’a donnée ?

- La maison ? Je l’ai souhaitée et elle est apparue, répondit-il simplement.

- Comme ça ? Comme un truc magique ? j’étais estomaqué.

- Oui, j’ai fait le vœu d’avoir cette maison, et elle s’est matérialisée sous mes yeux, je t’avoue que je n’en revenais pas ! C’est Monsieur Jeudi qui m’a expliqué cette astuce. Quand je suis arrivé, je n’avais nulle part où aller. Il est venu à moi et m’a dit quoi faire pour avoir ma maison. Quel homme admirable, ce monsieur Jeudi ! 

Il poussa la porte et me fit entrer. Il me proposa d'aller à la cuisine. Nous nous installâmes dans une pièce spacieuse mais pas démesurée, une lumière douce émanait de la fenêtre, le désordre rassurant créé par le maître des lieux calma mon anxiété. Tout en sifflotant son air préféré d’autrefois, il nous prépara un café. "  Rossignol, rossignol de mes amours… " 

Assis à la table comme un enfant, j’attendais patiemment mon breuvage ainsi que des explications. Il déposa sur la table deux tasses, une boite à sucre, de petits gâteaux secs à l’anis. Quel étrange moment : Des tonnes de souvenirs déboulèrent dans mon esprit. Le parfum du café fraîchement moulu, l’odeur de l’anis, la petite musique de ses lèvres. J’étais chez moi, dans la douceur de mon enfance, avec ce cher papy ! Il vit du coin de l’œil mon sourire, mon regard attendri, il s’approcha et m’embrassa :

- Toi aussi tu m’as manqué !

Il versa le café chaud dans ma tasse. Je pris un sucre, touillai rêveusement, j’attrapai un gâteau, le trempai et l’enfournai dans ma bouche : Que c’était bon !

Il me questionna sur ceux qui étaient resté en bas, je lui donnai des nouvelles, il me répondit simplement :

- C’est bien.

Brusquement, ayant fini de boire, il se leva et m’annonça :

- Suis-moi ! Je vais te montrer ta chambre. Tu vas te reposer, après on verra… 

- Mais papy, je ne suis pas fatigué !

- Mais si, tu l’es ! Tu ne t’en rends pas compte mais c’est le cas, fais-moi confiance. Le repos va te permettre de te détendre, de faire le point, de digérer cette nouvelle situation. Un enfant qui vient au monde, crie, mange puis fais un somme, non ? Et bien, un mort c’est pareil ! Tu as crié, tu as mangé et maintenant, tu dois dormir.

- Mais… 

Mes protestations furent vaines, il m’entraîna à l’étage et me poussa vers une chambre, au fond d’un long couloir. Une fois les draps du lit ouverts, papy me força avec douceur mais autorité, à m’allonger. Il me borda comme un bébé puis chuchota à mon oreille :

- Paul, je te promets à ton réveil, je répondrai à tes questions. Dors maintenant, tout va bien.

- Merci… 

- De quoi ?

- D’être venu m’ouvrir la porte… 

- Ca sert à ça les grands-pères !

La porte de la chambre se referma. Les rideaux étaient tirés, dans la pénombre je ne vis rien des meubles ou bibelots, je me contentai de fermer les yeux, profitant du silence et de la douceur des draps. Je me laissai couler dans un sommeil plein de songes fabuleux, remplis de musiques et de couleurs nouvelles.

à suivre au prochain numéro

Par ISABELLE BOUVIER
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Lundi 18 avril 2005

EPISODE 3

A mon réveil, comme chaque matin je passais un moment à fixer le plafond, puis surpris par un rayon de soleil qui me chatouillait le front, je pensai : " et on dit qu’il ne fait jamais beau à Paris ! ". Appuyé sur mes coudes, je regardai vers la fenêtre, pas celle de mon appartement minable que j’avais dégoté par le biais d’un  " Ami " non ! La fenêtre de la maison de Papy !

" Merde ! C’est vrai que je suis mort ! " dis-je à voix haute.

Les souvenirs de la veille reprirent leur place dans mon esprit, l’escalier sombre, la porte en bois, papy…

Le soleil jaillissait d'entre les rideaux, la chambre était maintenant assez claire pour que je puisse voir qu’elle était meublée de façon confortable : Auprès du lit se trouvait un chevet avec une petite lampe bleue, à côté une armoire, en face un secrétaire, une chaise placée devant, deux étagères fixées au mur au-dessus du bureau, et sur l’étagère la plus haute, était assis un ours en peluche élimé, avec des yeux bleus brodés, son oreille droite qui penchait, et des pattes molles : Mon ours ! Je ne l’avais pas revu depuis des années mais aucun doute c'était lui. Je l’avais soigneusement rangé dans un carton à la mort de mes parents, comme pour enterrer avec eux cette enfance sans soucis. Le carton, tout en haut du placard de la chambre de MON appartement !

Comment mon ours, celui qui dormait avec moi lorsque j’étais enfant, celui dont ma mère avait brodé les yeux bleus, avait pu sortir de mon placard et atterrir ici ?

Je sortis précipitamment de la chambre, me ruai dans l’escalier à la recherche de mon grand-père.

Il ne se trouvait pas à l’intérieur de la maison, il ne pouvait donc être que dans son potager. C’est à cet endroit que je le dénichai dans sa tenue de travail

bêchant la terre avec entrain. J’approchai de lui, il releva la tête et me dit souriant :

- Alors ? Bien dormi ?

- Comme un bébé ! j’enchaînai rapidement, où as-tu trouvé mon ours en peluche  ?

Il posa sa bêche, et pointa son index sur sa tempe droite :

- Là !

- Comment ça, là ?  

- Dans mes souvenirs Paul ! Quand j’ai appris que tu venais, je me suis souvenu de ton enfance et de cet ours vieillot que tu traînais partout derrière toi, je me suis dit que cela te ferait plaisir de l’avoir avec toi, alors je l’ai souhaité et il est apparu tel qu’il était quand tu étais haut comme trois pommes… Je sais, c’est ridicule, tu es un peu grand pour les peluches, dit-il timidement.

- Mais non papy, c’est gentil de ta part, cela m’a juste surpris, et ému ; je l’avais caché chez moi au fond d’un carton. 

Il sembla content de m’avoir fait cette surprise et il reprit son travail :

- Tiens ! Va me chercher l’arrosoir qui est posé là-bas, fit-il en me désignant un mur de pierre sèches au fond du jardin.

- Papy ! On n'a pas autre chose à faire que de bêcher autour de tes poireaux ? J’ai des questions à… 

- Des carottes, Paul ! Ce sont des carottes… 

- Si tu veux… Des carottes !  

- Alors cet arrosoir, ça vient ?  

Il n’y avait rien d’autre à faire que d’aller le chercher. J’en profitai pour admirer son jardin. La surface était impressionnante, au moins deux mille mètres carrés, clos de murs et découpé en parcelles. Des plates-bandes en hauteur étaient ceinturées de tressages d’osier et contenaient différentes variétés de légumes et de plantes aromatiques. La hauteur des plates-formes permettait de travailler la terre sans avoir à se baisser, très ingénieux, papy s’était inspiré des jardins médiévaux. Le dessin du jardin, visuel et soigné, et les parfums qui flottaient dans l’air, créaient une atmosphère sereine, propice à la méditation, ce qui me rappela que j’avais besoin d’explications. Je revins au pas de course vers mon grand-père :

- Tiens ! dis-je en lui tendant l’arrosoir, ton potager médiéval est magnifique.

- C’est un monsieur du Berry qui travaillait aux jardins du prieuré de Notre-Dame d’Orsan qui m’a…Fallait le remplir d’eau ! dit-il en voyant l’arrosoir vide.

- Tu ne me l’as pas demandé !  

- A quoi peut servir un arrosoir vide ?

- Cette discussion n’a pas de sens… 

- Que tu crois !

Mon dieu, me dis-je, cette conversation a peut-être une signification et je suis incapable de la comprendre.

- Quel sens ? dis-je rapidement.

- Tu n’y connais rien en jardinage, voilà tout ! il rit de bon cœur, viens Paul, allons nous asseoir sous la pergola pour discuter un peu. 

Une fois installés côte à côte sur un banc de pierre, il m'encouragea :

- Vas-y ! Poses tes questions… 

Celles-ci se bousculaient dans ma tête, il y en avait tellement que je ne savais pas par où commencer.

Après un moment de réflexion, je me lançai :

- Où sommes-nous ?  

- Je n’en sais rien.  

- Sommes-nous vraiment morts ?

- Il semble que oui, même si rien ici ne ressemble à la mort comme on peut se l’imaginer habituellement… 

- Cette maison, mon ours… Ce sont des vœux que tu as fait ?  

- Oui Paul, ils ont été exaucés.

- Oh ! Comme par enchantement ?

Je n’en revenais pas, quand on pense au mal que l’on a lorsque l’on est vivant pour acquérir ne serait-ce qu’une voiture, et papy formait le souhait de posséder une maison et il l’avait en un clin d'œil !

- Oui. Toutes les choses matérielles que tu vois autour de toi sont apparues de la même manière. Autre question ?  

- Où sont mes parents ?

- Ils ont reçu leur lettre de préavis.

- Hein ?

- Lettre de préavis. Elles annoncent les arrivées et les départs des morts.

- C’est ainsi que tu as su que j’arrivais ?

- Oui. De même, tu recevras une lettre de préavis pour te prévenir que ton passage ici est terminé.

- On ne reste pas là pour toujours ?

- Non, c’est du temporaire… Pour certains ça dure longtemps, d’autres restent quelques jours ou même seulement quelques heures, et oui…  

- Donc je ne serai peut-être plus là demain ? dis-je, inquiet.

- Ben oui… Enfin j’espère que tu vas rester un petit moment me tenir compagnie !

- Mais qui envoie ces lettres de préavis ?

En guise de réponse, il haussa les épaules.

- Où sont mes parents à présent ?

- Je ne le sais pas, Paul… Ailleurs, je suppose. On y peut rien, c’est ainsi. Un jour, tu reçois ta lettre de préavis et pouf ! Tu n’y es plus. Ca n’a rien de nouveau pour nous, nous avons quitté notre vie pour la mort… Changement d’état.

- C’est un peu flou comme explication !

- Je ne suis pas un employé de l’office de tourisme du royaume des morts !

- Royaume des morts ? C’est comme ça que se nomme cet endroit ?

- C’est une façon de parler ! Profite du temps qui passe. Va te promener, rends visite aux voisins, je ne sais pas moi ! Au lieu de rester planté là à discutailler sur des sujets de peu d’importance. J’ai mes carottes qui attendent !

- Bonne idée, je vais discuter avec les morts du coin… A toute à l’heure !

Il me fit un signe de la main et retourna à son potager en sifflotant. Cette discussion me rappela que grand-père n’avait jamais été doué pour la communication avec les membres de sa famille. ( à suivre au prochain numéro )

Par isabelle Bouvier
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Texte libre

message de la S.R.I.B : MAIS QUI SONT CES CONS QUI ROULENT SUR MA ROUTE !

Ô TOI QUI ME LIT ! ne prend pas la route lorsque j'y suis car :

a) peut-être que je roule plus mal que toi et ne respecte ni le code la route, ni la politesse élémentaire...

b) si tu roules tu polueras notre environnement, et mettras en peril tes petits et arrières petits enfants, et leurs enfants, et leurs copains et leurs chiens, gaspilleras ton argent en produit petrolier surtaxé par qui tu sais ( ne pas le nommer , car pire que voldemort...) donc appauvri tu ne pourras leguer rien du tout à tes petits enfants et arrières petits enfants !

c) en marchant, tu feras du bien à ton système cardio vasculaire, donc evitera la crise cardiaque donc ne coutera pas cher à la sécu, donc allegera le trou de la sécu

et enfin, si tu ne prend pas ma route, je l'aurai rien que pour moi, AH ! AH !

signé un membre actif du SRIB :-))

 

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