" L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile alors que l'inverse est totalement impossible. "
Woody Allen
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Partie 2 : Comment trouver ce que l’on a toujours cherché
Ce matin, poussé par la curiosité, j’ai rendu visite à monsieur Jeudi dans sa boutique. Cela faisait trop longtemps que je différais cette entrevue. Je n’y étais plus retourné depuis l’épisode de mon livre, vous savez celui avec la boucle, relié tout en cuir, celui là même où j’écris à ce moment précis.
Cet homme énigmatique a rencontré les mêmes personnes que moi, et il a eu sur leur destin un impact indéniable : A papy, il a donné l’utilisation du vœu pour qu’il possède enfin la maison de ses rêves, à Steph, la documentation pour le jardin médiéval, à Antoinette, il a proposé l’idée de recueillir les chats errants, à moi, le livre. Seule, Maria n’a rien eu. Peut-être n’a-t-elle besoin de rien, ou bien l’unique chose qu’elle désire est-elle inaccessible ?
Monsieur Jeudi était assis au fond du magasin, comme le jour de notre première rencontre. A ma vue, il se redressa et me dit :
- Bonjour Paul, et ce livre ? Ca avance ? il me fit un clin d’œil. Quelle mémoire ! Il ne m’avait rencontré qu’une fois, et il se souvenait pourtant de moi et du livre.
- Il n’avance pas aussi vite que je le voudrai…
- Une encyclopédie sur le monde des morts, vaste entreprise… Beaucoup de questions, n’est-ce pas ? il haussa ses sourcils attendant ma réponse.
- Vous avez vu juste ! Mais dites-moi comment connaissez-vous le sujet de mon livre ?
- Peut-être l’ai-je lu sur votre visage la première fois que nous nous sommes rencontrés, peut-être… il sourit mystérieusement.
- Sur mon visage ? Cela doit venir de l’air vaguement ahuri qu’il revêt lorsque je rencontre un homme qui lit dans mes pensées !
Il s’était levé. Il frôla de sa main une guirlande rouge en papier qui était suspendue au plafond, et me dit :
- Je ne lis pas dans les pensées : J’émets des hypothèses, et parfois je tombe juste.
La guirlande se balançait de gauche à droite.
- Monsieur Jeudi, dites-moi, cela fait longtemps que vous traînez dans le coin ?
A présent, il campait devant une étagère remplie de pendulettes anciennes. Il ouvrit l’une d’elles, remonta le mécanisme à l’aide d’une petite clé en bronze, puis replaça les aiguilles :
- J’aime remettre les choses à leur place, les mettre là où elles auraient dû toujours être, remettre les pendules à l’heure, entre autre… Non, je ne me rappelle plus vraiment depuis combien de temps je suis ici, depuis tellement longtemps que… Non, je ne sais plus ! C’est étrange, je ne me souviens plus, il se gratta la tête, perplexe et m’annonça :
- Vous avez mis le doigt sur une chose pour le moins étonnante : Moi, monsieur Jeudi, je ne sais plus quand je suis arrivé ! Incroyable…
Il se dirigea vers son comptoir au fond du magasin, et écrivit quelques mots sur un morceau de papier, et me dit tout bonnement :
- Ainsi je me souviendrai ce point important que nous avons soulevé ensemble !
Je regardais Jeudi, mi-furieux, il se moquait de moi, mi-compatissant, cet homme avait perdu la raison.
- Vous me prenez pour un dingue, cela n’a rien de neuf, vous n’êtes pas le premier. J’en ai vu défiler des personnes comme vous, ah ! Ca ne manque pas…Vous partez quand ? me demanda-t-il brusquement.
- Partir ? Où ?( je bredouillai en tremblotant misérablement. ) Je n’ai pas reçu de lettre… Qui vous a dit que j’allais m’en aller quelque part ?
J’étais inquiet, tout en lui parlant, je piétinais devant son comptoir, contenant mon envie de le secouer dans tous les sens.
- Mais non, pas ce genre de départ ! Comment saurai-je que vous avez reçu votre lettre… Non, je parlais simplement de votre voyage à travers le pays.
- Comme Hector ?
Cette phrase avait franchi mes lèvres presque malgré moi.
- Oui, comme Hector. Dés l’instant où l’on vous a parlé de cet homme, vous n’avez eu qu’une envie, celle de suivre ses traces, n’est-ce pas ? il me fixa intensément, et je bafouillai :
- Oui, c’est vrai, j’aimerais tellement savoir ce qu’il a pu découvrir, voir ce qu’il a vu…
- Allez-y ! Qu’attendez-vous ? Un carton d’invitation ?
Il griffonna quelques mots sur un papier et me tendit le message : " Bon pour une visite au pays des morts " et bien le voilà ! claironna-t-il.
J’avançai le bras et pris le papier sans réfléchir, et j’annonçai :
- Alors j’y vais.
Je quittai sa boutique à reculons, passant sous la guirlande qui se balançait toujours, Jeudi m’observa jusqu’à ce que je ferme la porte, en silence.
message de la S.R.I.B : MAIS QUI SONT CES CONS QUI ROULENT SUR MA ROUTE !
Ô TOI QUI ME LIT ! ne prend pas la route lorsque j'y suis car :
a) peut-être que je roule plus mal que toi et ne respecte ni le code la route, ni la politesse élémentaire...
b) si tu roules tu polueras notre environnement, et mettras en peril tes petits et arrières petits enfants, et leurs enfants, et leurs copains et leurs chiens, gaspilleras ton argent en produit petrolier surtaxé par qui tu sais ( ne pas le nommer , car pire que voldemort...) donc appauvri tu ne pourras leguer rien du tout à tes petits enfants et arrières petits enfants !
c) en marchant, tu feras du bien à ton système cardio vasculaire, donc evitera la crise cardiaque donc ne coutera pas cher à la sécu, donc allegera le trou de la sécu
et enfin, si tu ne prend pas ma route, je l'aurai rien que pour moi, AH ! AH !
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