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Lundi 17 octobre 2005

Le secret de Maria

 

Maria et moi, nous nous rapprochons chaque jour, nous nous tutoyons, et elle m’embrasse pour me dire bonjour et au revoir. Cela peut vous paraître dérisoire mais pour nous, c’est énorme. Enfin, pour moi, c’est énorme…

Hier, elle m’a invité chez elle pour prendre un thé, ce qui m ‘a semblé terriblement conventionnel comme expression et même inhabituel chez cette femme au tempérament si marginal.

Son intérieur lui ressemble : Simple, confortable, pratique. Des livres traînent partout, sur des étagères, sur la table de la cuisine, des piles posées sur la cheminée, le rebord des fenêtres, à même le sol. J’en conclus qu’elle aimait lire. On m’a toujours dit que j’avais un sens particulier de l’analyse, un don pour comprendre les personnes et les situations, cependant au vu de ce qu’allait me confier Maria, je peux affirmer que ce n’est pas vrai.

J’avais toujours vu Maria comme une femme intelligente, cultivée, curieuse comme moi-même, une femme libre et libérée, dont le passé était probablement passionnant, coloré, parsemé d’aventures… C’était ma vision d’elle avant d’avoir la conversation qui va suivre avec elle.

Elle me proposa de m’asseoir, me tendit une tasse de thé en tremblant légèrement puis les mains serrées sur ses genoux, elle m’annonça abruptement :

- Je suis morte, il y a 30 ans, lors de mon accouchement.

- Oh ! je renversai un peu de mon thé sur mon pantalon.

Les femmes ont toujours une drôle de façon de vous faire des révélations, un homme n’aurait jamais dit ça de cette façon. Mon expression sidérée provoquée par cette nouvelle la laissa sans réaction, elle continua son récit, le regard perdu dans ce passé lointain.

- Arrivée à la porte de la mort, j’ai tâté mon ventre, plat et lisse comme si rien ne s’était passé ; pas d’enfant dans mes bras, j’étais seule. J’ignore si mon bébé a survécu ou pas. Je n’ai eu aucun renseignement et n’ai revu personne que je connaissais de mon vivant pour me dire la vérité. Depuis, j’attends, moi aussi, une réponse… 

- Je suis désolé… Pourquoi me parler de tout ceci maintenant ? dis-je en masquant mon trouble en essuyant frénétiquement ma tache de thé sur mon pantalon.

- Pour que tu comprennes que tu n’es pas le seul à te poser des questions, c’est naturel… Néanmoins, je voulais te prévenir. Cela fait trente longues années que je souffre. Où est mon enfant ?

Que répondre à cela, mes interrogations semblaient si futiles au regard de sa souffrance de mère.

- Je veux t’éviter des recherches inutiles, vois-tu ces livres ?

- Oui.

- Je les ai tous lus ; de mon vivant, je n’avais pas le temps pour ce genre de chose, depuis j’ai eu ce temps, et j’ai cherché dans cette littérature une ébauche de solution à mon problème. Autant te le dire tout de suite, je n’ai rien trouvé, rien ! Je me trouve au même point que le fameux jour où j’ai débarqué devant cette fichue porte ; trente années et zéro !

- Ne sois pas en colère, tu as fait de ton mieux… Je me sens ridicule avec mes recherches. Tu aurais du m’en parler plus tôt, je ne t’aurai pas ennuyée avec mes questions.

Je vins m’asseoir auprès d’elle, pour la prendre dans mes bras si elle se mettait à pleurer, ou un truc comme ça.

- Je voulais t’aider, et m’aider aussi par la même occasion, tu es tellement optimiste, je me suis dit, celui-ci avec un tel entêtement , il serait bien capable de percer tous les mystères de l’univers ! elle me sourit.

Maria ne pleura pas, j’aurai du le savoir que cette femme ne pleurerait pas ! Je la pris dans mes bras, quand même, parce que j’en avais envie, tout simplement. Elle posa sa tête dans le creux de mon épaule, je couvris son cou de minuscules baisers, et ce moment de douceur sembla durer une éternité.

" C’est bon des fois d’être mort " ai-je pensé. Bizarre, non ?

Par BOUVIER - Publié dans : roman feuilleton
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message de la S.R.I.B : MAIS QUI SONT CES CONS QUI ROULENT SUR MA ROUTE !

Ô TOI QUI ME LIT ! ne prend pas la route lorsque j'y suis car :

a) peut-être que je roule plus mal que toi et ne respecte ni le code la route, ni la politesse élémentaire...

b) si tu roules tu polueras notre environnement, et mettras en peril tes petits et arrières petits enfants, et leurs enfants, et leurs copains et leurs chiens, gaspilleras ton argent en produit petrolier surtaxé par qui tu sais ( ne pas le nommer , car pire que voldemort...) donc appauvri tu ne pourras leguer rien du tout à tes petits enfants et arrières petits enfants !

c) en marchant, tu feras du bien à ton système cardio vasculaire, donc evitera la crise cardiaque donc ne coutera pas cher à la sécu, donc allegera le trou de la sécu

et enfin, si tu ne prend pas ma route, je l'aurai rien que pour moi, AH ! AH !

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