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" L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile alors que l'inverse est totalement impossible. "

Woody Allen


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bye !

Dimanche 1 mai 2005

 

 

Le vieillard blanchâtre s’agitait dans le lit. Ses yeux écarquillés regardaient droit devant lui, fixant un paysage que seul son esprit malade pouvait voir.

L’homme en blouse blanche vint s’asseoir auprès de lui et parcourut son dossier médical. Il lut en bas de page que le vieillard avait été trouvé par les pompiers, couché à même le sol au beau milieu de son salon. Dans ses mains, il tenait un carnet épais, qu’il refusait de lâcher. Il le serrait contre lui si fort, que les jointures de ses doigts étaient devenues blanches. Comme des serres d’oiseau de proie, cette main repliée avidement sur le vieil objet avait laissé une empreinte sur la couverture.

Le médecin trouva le carnet posé sur la table de nuit du vieil homme. Poussé par sa curiosité naturelle de scientifique, il le prit, l’ouvrit et se mit à lire.

Ce carnet était en somme un journal intime, un journal de bord où le malade avait couché les événements marquants de sa vie.

Sans savoir pourquoi, le docteur commença sa lecture par la fin ; probablement dans le but de comprendre l’état de santé de son patient.

 

 

Avril 2002

 

"  Je me sens fatigué ces derniers temps, je tourne en rond dans la maison sans savoir que faire. La télé me fatigue, ils ne parlent que de catastrophes ! La femme qui vient nettoyer la maison me dit que je suis trop sensible.

Je crois que je vais retourner voir le médecin, j’ai toujours mal au pied… "

 

Le docteur feuilleta le carnet à la recherche de nouveaux indices sur l’état de santé de son malade. De page en page, il remonta le cours du temps.

 

Juin 1990

 

"  Martine est morte, voilà une semaine. Je n’aurai jamais pensé qu’elle partirait la première, elle était si solide. La nuit, je me réveille, je tâte le matelas à côté de moi, je la cherche, j’ai l’impression qu’elle est encore là, mais le drap est glacé, et je me rends compte que je suis seul, que c’est bien vrai, elle est partie pour de bon. Pourtant, je crois à chaque fois entendre son souffle, je me demande si je ne vais pas finir dingue… "

 

Juillet 1985

 

"  Grands-parents ! Martine est ravie d’avoir une petite-fille. Moi, je suis un peu déçu, je l’avoue. Un garçon, j’aurai pu jouer avec lui au ballon, bricoler des trucs, aller à la pêche mais une fille... Ce sera pour une prochaine fois.

De voir cette naissance, cela me fait penser à celle de notre fils, des fois je crois que c’était hier, mais des fois aussi, j’ai l’impression que c’était dans une autre vie. On a été heureux quand même quand il est né, dommage que les enfants grandissent, ils ouvrent les yeux et hop ! Le temps file et déjà, ils sont loin, à faire eux aussi, des gamins. "

 

 

Janvier 1980

 

"  Il s’est marié, et oui, mon grand s’est marié ! Martine était bien habillée, avec cette robe bleue, on aurait dit une princesse.

J’espère qu’il a bien réfléchi, le mariage c’est grave comme décision. Moi, j’ai bien choisi, je ne regrette rien, pourvu que ce soit pareil pour lui.

La pièce montée était trop sucrée mais le reste du repas était très convenable, heureusement pour le prix qu’on a payé ! Quel tralala…Nous c’était plus simple, on n'avait pas les moyens, nos parents non plus. L’important, c’était que Martine soit là, que l’on soit ensemble. Je suis trop sensible des fois, j’ai failli pleurer en écrivant cette phrase ! "

 

Sur sa chaise inconfortable, le docteur changea de position. Il sauta des passages du carnet, tournant les feuilles doucement pour ne pas l’abîmer : La vie d’un homme, ça se respecte.

Le mariage du vieil homme, la naissance de son enfant, le décès de ses parents, ses changements d’emploi, l’achat de la maison, quelques passages sur la politique, la vie de ses contemporains…

 

Juin 1955

 

"  Je garderai toujours le souvenir des bougainvillées et des palmiers, quand nous sommes arrivés au port d’Oran. Une ville blanche, immense, lumineuse, pleine de bruits et de fureur même sous cette chaleur intenable.

Le camps où je suis affecté, est à l’écart de tout être humain, à l’abri des regards, bien caché dans le sable.

Fichu sable ! Il vous rentre partout, dans les yeux, le nez, le pantalon, ça gratte, au point qu’on se sent les nerfs à fleur de peau, à moins que ce ne soit autre chose, le climat, cette chaleur qui ne nous laisse de répit qu’à la nuit tombée, mais même la nuit, on a les nerfs, à cause de la paillasse emplie de punaises, fichues bestioles ! Robert a eu idée de tremper les paillasses dans le pétrole pour tuer ces bestioles, on les a laissées sécher dehors, à l’air libre pour enlever cette odeur entêtante. Au moins y aura plus de punaises, enfin pendant un moment… "

 

Le docteur interrompit sa lecture pour prendre le pouls du malade, il était rapide comme un cheval au galop. Le rythme cadencé chatouilla le pouce du médecin, il retira sa main.

Le vieil homme transpirait. Cette eau malsaine émanant de lui, imprégnait sa chemise et les draps. Même l’air autour de lui était moite. Il suait comme s’il était dans le désert, sous un soleil de plomb.

Le docteur lut :

 

"  Il fait chaud, chaud…Quand je pense que c’est seulement le mois de juillet ! J’aimerai rentrer à la maison, loin d’ici, loin de tout ça. Il faut patienter, tenir le coup, coûte que coûte.

L’autre jour, ils ont amené des types en camion, des mecs qui posent des bombes où je ne sais trop quoi. Il y avait des vieux, des jeunes. Ils avaient l’air un peu ahuris de se retrouver avec nous au milieu de nul part, je les comprends… "

 

Une infirmière entra dans la chambre. Le médecin reposa le carnet sur la table et lui donna ses instructions : Il fallait préparer le vieil homme pour l’opération.

Celui-ci haletait, et marmonnait dans son sommeil. L’infirmière referma la porte.

Le docteur reprit sa lecture là où il l’avait laissée, pénétrant un peu plus dans l’esprit de son patient :

 

" Faut qu’ils parlent, y a pas d’autre solution, a dit le chef. Moi, je veux bien mais certains ne semblent rien avoir à dire. Rien.

" C’est pas grave ! " a dit le chef, " ils inventeront s’il le faut ! " Il a rigolé bêtement, oui, bêtement. C’est difficile de se dire en temps de guerre, qu’on est dirigé par un type qui rigole bêtement, alors que l’on est coincé avec lui au milieu du désert avec des pauvres types qui sont peut-être bien innocent.

Je me sens mal. Je pense à mes parents, s’ils me voyaient ! "

 

Le docteur quitta la page pour observer le vieil homme, contemplant en silence, sa mine fatiguée, sa peau froissée comme du papier crépon.

Il feuilleta le carnet et s’arrêta, l’œil attiré par un mot : " fou "

 

…" On devient tous fous, je crois. Les interrogatoires ne donnent pas beaucoup de résultat, mais on continue, on ne sait jamais. Y a un copain, une espèce d’étudiant, qui a protesté l’autre jour, il était révolté, c’est le mot qu’il a utilisé, révolté de voir la torture utilisée contre de pauvres types sans défense. Je suis mal. Le chef dit que des mecs sans défense comme ceux là, lui auraient tranché la gorge comme un mouton, d’autant qu’il trouve que cet étudiant bêle comme un mouton, il rigole le chef, il tente de mettre un peu d’ambiance, on ne peut pas lui reprocher. Il est dans la même galère que nous, je crois… "

 

Le médecin, tira sur sa blouse blanche. Les mots simples du vieil homme décrivaient des scènes d’une telle cruauté, que l’on aurait pu penser qu’un observateur les avait écrits et non pas, une personne qui avait participé à ces atrocités.

Pensant peut-être le réveiller, le docteur souffla sur le visage de l’homme. Ne pas avoir à continuer la lecture.

L’homme ne se réveilla pas, il dut donc lire pour savoir et comprendre.

 

"  Le vent du désert est fatigant, il nous balance ce sable dans les mirettes, nous dessèche la peau et le gosier…Tiens ! Ce matin, Robert, nous a offert sa tournée !

Je m’habitue à cette ambiance de franche camaraderie ! Les copains s’amusent comme des gosses, remarque, à vingt ans, on ne peut pas dire que l’on soit vieux ; ça dépend, il y a des jours, où il me semble avoir… Le temps passe lentement, trop lentement. Quand cela va-t-il s’arrêter ?

L’autre jour, on était tous énervés, je ne sais pas pourquoi, la chaleur peut-être.

On a eu un type, un vieil arabe, et son gamin… Il a été pris dans une zone interdite, soit disant, il gardait son troupeau. On l’a accroché comme un mouton par les pattes, la tête en bas, on lui a donné quelques coups, et puis on lui a trempé la tête dans une baignoire en métal. Un coup, on le descendait, un coup on le remontait.

Des fois, on le laissait un moment la tête sous l’eau, le temps qu’il réfléchisse. Son gamin le regardait, sans broncher. Pas une larme, pas un mot…Il se tenait juste là, face à son père, tendu comme s’il se préparait à bondir pour le détacher.

Le père devait parler, la présence de son fils était là pour accélérer le processus, c’est tout. Manque de bol, le type a tellement réfléchi avec la tête sous l’eau, qu’il est mort.

Ca ne se fait pas de mourir, devant son fils, il aurait du parler, merde ! "

 

Le docteur gigotait sur sa chaise, regardant sa montre et comptant les minutes qui le séparaient de l’opération. Il avala une gorgée d’eau, et continua de lire. L’auteur du carnet avait couché sur le papier, la banalité d’une guerre, la violence qui s’accroche à vous comme de la crasse, la transformation d’un homme banal en prédateur sans pitié.

 

" Ben Hamid…Youssef Ben Hamid ! Oui, c’était son nom ! Youssef…J’ai vomi ce jour là, ( je suis trop sensible ! ) Peut-être à cause du gamin. Inlassablement, il frappait son père au visage pour le réveiller. Pour qu’il s’arrête de taper, on a été obligé de l’empoigner et de le jeter dehors... "

 

Le docteur referma le cahier, le cacha dans le tiroir de la table de nuit. Il devait se préparer pour l’opération.

L’intervention se déroula parfaitement.

Quelques heures plus tard, Raymond se réveilla progressivement, chassant les mauvais rêves de ses mains comme on écarte des toiles d’araignées sur son passage. Il faisait clair dans la chambre d’hôpital, cela sentait le propre. Raymond était rassuré. A son âge, on aime se faire dorloter et on a si peur de la mort, cette mort qui vient roder la nuit, alors que l’on tente de s’endormir, la nuit où les vieux démons réapparaissent.

Le docteur entra et vint s’asseoir auprès de son patient :

 

-Monsieur Duval, je vous ai opéré avec succès. Votre diabète a fortement détérioré votre santé. Cette vilaine gangrène s’est attaquée à votre pied droit, vous avez été hospitalisé à temps ! 

 

 

-Oh ! A mon âge… 

 

 

-Mais non, mais non ! Il vous reste de belles années encore…Il faudra des soins constants, j’ai été obligé d’amputer.

 

 

-Amputer ? le vieux fit une grimace de dégoût.

 

 

-Il n’y avait pas d’autre choix possible, enfin, il y avait la mort. Vous voulez vivre n’est-ce pas ?

 

Raymond pesait le pour et le contre, après tout, ce n’est qu’un pied, songea-t-il.

Tandis qu’il réfléchissait à cette alternative, le docteur déposa sur les draps de Raymond, le carnet. Le malade le toucha, sentant sous ses doigts le grain rugueux de la couverture, ce contact lui rappela le sable. Le sable qui s’incruste partout, qui gratte, les nerfs à fleur de peau.

Ses yeux allèrent du badge du docteur vers son visage, long, mince, sa peau ambrée... Sa lèvre inférieure trembla légèrement, la panique se lut sur sa figure ratatinée.

 

-Ben Hamid… Tu es revenu…

 

 

-Non, je suis le docteur, Ben Hamid… Youssef était mon père.

 

 

-Oh !

 

 

-Je sais qui vous êtes, et ce que vous avez fait…

 

Raymond ne put se résoudre à parler, il ne trouvait pas les mots pour s’excuser, ni même se défendre. Cloué au lit, un pied en moins, il ne pouvait imaginer se lever et courir, loin de l’hôpital, loin du docteur, loin de Youssef.

Youssef était là, dans sa tête, dans ses souvenirs. Impossible de fuir un souvenir.

Le docteur reprit :

-Sans ce carnet…J’étais enfant, je ne vous aurai pas reconnu, d’ailleurs je ne connaissais pas votre nom, rien. Non, c’est votre carnet qui…

 

 

-Vous m’avez sauvé ?

 

 

-Je suis médecin, ne l’oubliez pas. Je suis venu vous annoncer que nous nous reverrons, bientôt, pour les prochaines opérations.

 

 

-Les prochaines ?

 

 

-La gangrène ne vous lâchera plus. Elle sera votre compagne jusqu’à votre dernier souffle. Je serai là pour amputer votre jambe jusqu’au genou, puis jusqu’à l’aine et après…Après, Dieu se chargera de vous.

 

Le docteur referma la porte de la chambre derrière lui, laissant le vieil homme qui transpirait comme si le vent chaud du désert, sur lui, soufflait de nouveau.

 

Tous droits réservés isabelle Bouvier

Par BOUVIER - Publié dans : nouvelles
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Vendredi 29 avril 2005

EPISODE 4

Je sortis de la maison, et me tint immobile sur le trottoir, observant les gens qui allaient et venaient comme si de rien était, comme si…

Je me mis à marcher en quête d’un visage, celui de la personne qui saurait assouvir ma soif de connaissances. Je longeais le trottoir devant la maison de papy, étudiant chaque détail de la rue. Des voisins jardinaient devant leurs maisons, en m’apercevant ils me saluèrent comme s’ils me connaissaient de longue date. Même les chiens du voisinage me faisaient la fête ! Je croisais des gens sur le trottoir, certains accoutrés de tenues vieillottes du siècle dernier, d’autres habillés comme moi, en jean et baskets. Un inconnu avec une casquette rouge passa en vélo, me klaxonna en souriant et secoua sa main. Un peu plus loin, je croisai un homme rondouillard qui me dit " salut ! "  en me gratifiant d’un large sourire, je le saluai aussi et m’apprêtai à lier conversation lorsqu’il tourna les talons en sifflotant. Encore un mort très occupé ! me dis-je agacé. Je continuai ma promenade, et à une intersection non loin de chez papy, je tournai à droite, remarquant alors une jeune femme assise sur un banc, le visage baissé : Elle lisait.

Elle était magnifique, une beauté simple, des cheveux couleur miel, mi-long encadrant son visage mince. Elle était habillée d’une veste de tricot noire et d'une jupe longue, très longue… De petits bouts de pied sous le tissu : Elle n’avait pas de chaussures !

Je m’approchai, un peu timide comme toujours et osai lui annoncer :

- Vous n’avez pas de chaussures… 

Ses grands yeux abandonnèrent son livre ; son regard perplexe s’accrocha au mien.

- Je le sais !

- Oh ! Je suis désolé, je pensais que …

- Nouveau, c’est cela ?

- Oui, ça se voit ?

- Comme le nez au milieu de la figure !

Elle me montra le banc où elle était installée :

- Assis !

Je m’exécutai sans discuter.

- Vous êtes là depuis longtemps ? me dit-elle en me détaillant de la tête au pied.

- Hier. J’habite chez mon grand-père

- Je vois… Il est venu vous chercher, c’est gentil de sa part. Etre seul à la porte, ce n’est pas facile.

- J ‘aurais été perdu s’il ne m’avait pas accueilli. 

- Je comprends ce que vous voulez dire, lorsque je suis arrivée, personne ne m’attendait. On se sent complètement paumé lorsque l’on ouvre la porte, que l’on prend conscience d’être mort et d’être isolé dans cet endroit inconnu… Qu’allez-vous faire maintenant ?  

Je l’observai, la trentaine, des yeux noirs très mobiles, un petit bout de nez, des lèvres fines, une peau veloutée, parfaite. Elle avait l’air sûre d’elle. Sa pose sur le banc était décontractée, seules ses longues mains gesticulaient tandis qu’elle parlait.

- J’ai tant de questions, grand-père n’est pas très loquace, pourriez-vous…

- Peut-être, faut voir… Allons marcher ! 

Elle se leva, attrapa ma main et m’entraîna vers une boutique. Au milieu de notre course, elle se présenta :

- Au fait, je suis Maria et vous ?

- Paul… 

Elle s’arrêta devant la porte du magasin. La devanture était plutôt étrange : De grands panneaux de bois vernissés de couleur bordeaux, des vitrines à petits carreaux de couleurs ressemblant vaguement à du vitrail, au dessus de la porte une enseigne en métal représentant un colombe posée sur la carapace d'une tortue, oscillait faiblement d’avant en arrière.

Une fois entré, je découvris que l’intérieur n’avait rien à envier à l’aspect hors du temps et dépareillé de l’extérieur de la boutique. Toute sorte d’objets disparates jonchaient de grandes étagères de bois, des antiquités à l’état neuf, un grille-pain, des vêtements, des livres… Des objets débordaient de paniers en osier immenses posés à même le sol. Des chapeaux étrangement bariolés suspendus au plafond pendouillaient devant mon champ de vision. Je m’avançai un peu plus, cherchant du regard le propriétaire des lieux. Des légumes, des fruits, farine, épices, miel, café en grain… Que d’odeurs ! Mon nez me picotait, tout comme ma curiosité : Pourquoi tout ce bric à brac ?

Recroquevillé au fond du magasin, derrière un comptoir en chêne massif, j’aperçus un homme qui semblait lire, lui aussi.

Derrière le bonhomme, je vis des meubles à tiroirs tels que ceux que possédaient autrefois les apothicaires, sur lesquels étaient posés des bocaux en verre portant des étiquettes d’écoliers avec des inscriptions en latin.

En m’approchant du monsieur, je me rendis compte qu’il ne lisait pas, il dessinait un visage au fusain. L’homme du magasin avait des cheveux longs et grisonnants, un nez rectiligne, et de longues mains aux doigts pointus. Il me fit penser à un ancien professeur de musique que j’avais eu au collège qui avait un air mystérieux, et même inquiétant.

Le bonhomme redressa la tête.

- Oui, que vous faut-il ? dit-il aimablement tandis que son regard bleu fouillait mon visage comme s’il cherchait à le reconnaître.

Je jetai un coup d’œil en direction de la jeune femme qui m’accompagnait, qui me répéta amusée :

- Ben, Oui ! Que vous faut-il Paul ?

Je ne savais que répondre, je n’avais besoin de rien, sauf de réponses à mes interrogations d’homme mort de fraîche date.

Je réfléchis un moment, étudiant les objets autour de moi lorsque le grand type se dirigea droit sur moi.

- Je sais ce qu’il vous faut… D’ailleurs, j’ai tout ce qu’on veut ici, j’y mets un point d’honneur !  

- Monsieur Jeudi, Paul est nouveau, donnez-lui quelque chose d’utile, quelque chose dont il saura faire bon usage.

Il s’agissait sans doute du monsieur Jeudi dont m’avait parlé Papy, celui qui lui avait expliqué le secret du souhait…

- Il ne pourrait en être autrement ma chère Maria !

Il se déplaça sans hésitation vers le fond du magasin, en direction des étagères.

- Voilà ! dit-il triomphant.

LA SUITE AU PROCHAIN NUMERO !!

Par BOUVIER - Publié dans : roman feuilleton
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Vendredi 29 avril 2005

Pour ceux qui lisent Au delà d'ici, ne vous melangez pas les pinceaux, les épisodes se suivent ( mais ne se ressemblent pas ! ) reportez vous aux dates de parutions !

J'attends vos commentaires avec impatience, ils m'aideront sans doute à corriger les faiblesses de ce manuscrit alors à vos plumes, que va devenir notre cher paul au pays des morts, ah, ah ! suspense quand tu nous tiens !

Par BOUVIER - Publié dans : news
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message de la S.R.I.B : MAIS QUI SONT CES CONS QUI ROULENT SUR MA ROUTE !

Ô TOI QUI ME LIT ! ne prend pas la route lorsque j'y suis car :

a) peut-être que je roule plus mal que toi et ne respecte ni le code la route, ni la politesse élémentaire...

b) si tu roules tu polueras notre environnement, et mettras en peril tes petits et arrières petits enfants, et leurs enfants, et leurs copains et leurs chiens, gaspilleras ton argent en produit petrolier surtaxé par qui tu sais ( ne pas le nommer , car pire que voldemort...) donc appauvri tu ne pourras leguer rien du tout à tes petits enfants et arrières petits enfants !

c) en marchant, tu feras du bien à ton système cardio vasculaire, donc evitera la crise cardiaque donc ne coutera pas cher à la sécu, donc allegera le trou de la sécu

et enfin, si tu ne prend pas ma route, je l'aurai rien que pour moi, AH ! AH !

signé un membre actif du SRIB :-))

 

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