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bye !

Dimanche 15 mai 2005

EPISODE 6

J’écris ce journal de bord afin de me souvenir de tous les détails. J’espère ne rien oublier d’important ! Il existe tant de faits insolites qui sont là pour me rappeler que je suis au pays des morts.

La chose la plus surprenante est d’observer les maisons qui apparaissent ou disparaissent comme par magie. C’est très étrange d’être au milieu d’un paysage se modifiant au gré de la volonté des gens.

La voisine de papy a la manie de métamorphoser sa demeure selon son humeur : Sa villa hier, jaune, est aujourd’hui rouge vif, couleur qui agresse un peu le regard, serait-elle en colère ? Papy m’a expliqué que selon les jours, Mathilde, c’est son nom, réside dans une cabane en bois, dans un palais ou dans une roulotte. Cette farfelue s’en donne à cœur joie ! Je dois bien avouer que cette habitude me gêne pour repérer les lieux, et je passe parfois du temps à retrouver le chemin de la maison. Papy m’a déconseillé d’aller me plaindre auprès d’elle, m’expliquant d'un ton mystérieux qu’elle risquait de ne plus me laisser partir… J’avoue que je préfère éviter cette expérience.

Je me suis promené dans les alentours, tout est normal au premier abord. J’ai visité un parc magnifique, les arbres y sont immenses comme ceux qui bordent les rues principales. Au centre du jardin, la pelouse grasse est parsemée d’énormes fleurs aux pétales aussi longs que ma main, espérons que les abeilles ne leur sont pas proportionnelles !

Les morts allongés dans l’herbe lisent ou bavardent, rien de très spectaculaire. En me baladant, j’ai découvert un grand lac au nord du parc, une étendue miroitante sur laquelle quelques canards flottent en silence. J’ai noté tout de même un fait étrange, les berges du lac semblent être un lieu de réunion. Les défunts s’y installent les uns à côté des autres sur le rivage, à genoux, leurs corps penchés au dessus de la surface de l’eau comme pour y admirer leur reflet. Certains restent immobiles ainsi pendant des heures, d’autres seulement quelque minutes, palabrant sur je ne sais quel sujet avec leur propre image... C’est peut-être une méthode de relaxation, allez savoir avec les morts ! J’ai voulu tenter cette expérience pour ne pas rester idiot. Je me suis donc installé dans le sol boueux, je me suis incliné au dessus de l’eau et j’y ai vu mon image, légèrement déformée par les molles ondulations du lac. J'ai été immédiatement soulagé de constater que j’étais toujours aussi séduisant et svelte, mes cheveux bruns plus drus que jamais, et mon regard pétillant de cette intelligence vive qui me caractérise. A part cette vision rassurante, je n’ai rien vu d’autre, alors pour faire comme tout le monde, je me suis salué avec un grand sourire, et j’ai même bredouillé quelques mots : "  je suis mort mais ça va, je me sens bien là où je suis. Papy est avec moi et j’ai toujours de beaux cheveux... "  Un peu absurde comme idée, non ?

 

   Ce matin, Maria, cette jeune et ravissante Maria, était encore au rendez-vous devant ma porte. Elle ne se lasse pas de marcher dans les environs, de papoter avec les voisins, et de lire ma prose.

Mon ego est fort satisfait d’avoir attiré l’attention de cette fille si particulière, satisfait et étonné à la fois. Elle semble si à l’aise dans ce monde. Elle déambule la tête haute, son petit nez fin pointé vers le ciel en quête de découverte : " Pour votre livre, cher Paul ! " 

La vérité, c’est que Maria est curieuse de nature, je lui offre l’opportunité, sous le couvert de mon absence d’expérience en tant que mort, de se renseigner auprès de tous. Il faut obtenir la moindre parcelle de savoir, pour remplir ce livre, me soutient-elle. Nos interlocuteurs trouvent le projet ambitieux, d’un intérêt certain. Je leur explique que ce livre est destiné aux nouveaux morts, que c’est une sorte d’encyclopédie de l’Au-delà ; voilà que je me prends pour Diderot à présent !

Comme je suis une espèce de jeune mort, posséder un corps m’a surpris dés le jour de mon arrivée. Je fis part de cette réaction à Maria :

- Suis-je le seul à m’en étonner ?

- Je suppose que non. Remarque, vous êtes du genre à vous poser des questions pour tout et n’importe quoi ! 

- Avouez que c’est étrange ! Avoir un corps physique alors que nous sommes décédés…ça ne vous paraît pas étrange, bizarre, dingue !

- C’est inattendu, je vous le concède mais c’est ainsi et heureusement ! Nous avons un corps, cela comporte des avantages… 

Son œil se fit malicieux, oserai-je dire coquin ! ( A moins que ce ne soit mon imagination ? )

- La nourriture ?

- Non.

- Se vêtir, faire du sport, marcher… 

- Non.

- Bref, vous ne trouvez pas cela paradoxal ? me suis-je empressé d’enchaîner alors que mon visage rouge de confusion commençait à transpirer.

- Vous avez chaud ?

- C’est mon pull, oui, mon pull, je suis trop couvert !  

- Vous n’avez qu’à l’enlever ! Gros nigaud !

- Je vais attraper un rhume !  

- Vous êtes mort !

Que répondre à cela ?Je retirai mon pull, tout en tentant de retrouver le contrôle de mes sens, et elle me nargua :

- Je parie que vous vous attendiez à vous transformer en pâle apparition, un fantôme en guenilles de brume ? 

- Oui ! Voilà, vous êtes contente ?

- Oh ! Mais Monsieur s’énerve, un sale caractère ! Hum… J’aime mieux ça, les chiffes molles, c’est pas trop mon truc… Nous avons un corps, certes, mais différent de l’ancien ; il ne vieillit pas, ne souffre pas, se régénère en cas de dommage… Une machine bien rodée !

- La votre semble en parfait état, la mienne, bof !  

- Je trouve votre corps normal… Grand, robuste, des mains longues et délicates, un visage bien dessiné. 

Elle suivit le contour de mon visage en l’effleurant avec ses doigts minces.

- De grands yeux ébahis pour l’heure, mais en général, ils sont curieux, anxieux même, comme si vous étiez pris par le temps alors que ce n’est plus le cas, si je ne me trompe !

- Et ma bouche ?

- Une grande bouche de bavard ! A demain, Paul. 

 Elle me planta ainsi tout seul au milieu de la rue, et repartit un livre à la main comme toujours.

Tous droits réservés Isabelle Bouvier

Par BOUVIER - Publié dans : roman feuilleton
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Dimanche 8 mai 2005

EPISODE 5

Il revint avec un énorme livre, relié de cuir marron, fermé par une lanière de cuir et une boucle d’argent travaillée en forme de fer à cheval. J’étais stupéfait. Monsieur Jeudi ouvrit le livre, qui ne contenait que des pages blanches, des centaines de pages blanches et me le montra d’un air satisfait :

- Comme vous pouvez le constater, la couverture est splendide, le papier de très bonne qualité, il n’y a pas de titre, ce sera à vous de le graver !  

- Oui… Et à moi, de remplir les pages.

J’étais bouleversé par cet objet dont j’avais toujours rêvé, un épais livre vierge, une espèce de grimoire.

- Fabuleux, non ? me dit la jeune femme.

- Incroyable !

Je sus que je n’avais pas à expliquer mon trouble. Elle en avait compris la cause. Monsieur Jeudi avait deviné mon souhait d'avoir un tel livre alors qu'il ne me connaissait même pas. L’homme avait déjà repris sa place derrière son comptoir, et crayonnait son dessin.

- Je vous dois, combien ? dis-je en avançant vers lui.

- Rien ! Quelle drôle d’idée ! Au revoir, Monsieur, et n’oubliez pas, faites-en bon usage… 

Etant tout près de lui, je découvris son esquisse, le portrait d’un jeune homme brun, au regard curieux, aux oreilles légèrement décollées, au nez fin : Monsieur Jeudi venait d’achever mon propre portrait !

- Mais comment avez-vous fait ? dis-je perplexe.

- J’ai pris des cours dans ma jeunesse, au revoir Paul. 

Il tendit sa main en direction de la porte me signifiant ainsi mon congé.

- Au revoir…

L’homme nous regarda partir sans ajouter un mot de plus, pour rester assis là où nous l’avions découvert à notre arrivée.

En sortant avec mon livre magnifique sous le bras, je savais que je venais d’assister à quelque chose qui dépassait l’entendement, mais je me refusai à poser des questions de cette nature à ma nouvelle amie, de crainte de passer pour un fou. Je posai donc une question moins embarrassante à Maria : Les raisons du refus de paiement de monsieur jeudi, elle m'expliqua :

- Dans ce monde, pas besoin d’argent. Tout ce que vous voulez, vous l’avez en formulant simplement un vœu, en le désirant très fort. Que ferions-nous de l’argent ?

- Mais dans ce cas, pourquoi un magasin ?

- Cette occupation est un passe-temps pour cet homme, il commerce gratuitement, histoire de rencontrer du monde… 

- Mais l’argent ?

- Source d’ennuis, de conflit… Vous pouvez en avoir des tonnes si vous voulez mais vous n’en avez pas besoin, est-ce clair ?

- Je crois… 

- Qu’allez-vous écrire dans ce livre ? dit-elle curieuse.

- Je n’en sais rien pour l’instant, je vais y réfléchir… J’ai toujours voulu écrire, mais je n’avais pas le temps, rien à dire ou trop peur… Bref, ce sera mon premier livre !

- Il n’est jamais trop tard, le principal c’est de vous faire plaisir.

- J’étais journaliste, avant. Ecrire un livre est resté un rêve pour moi, je n’ai jamais pris le temps de me lancer dans l’écriture d’une fiction ou d’une…

- Marié ?

- Non ! Une femme ne supporterait pas mes manies et moi les siennes. Les femmes veulent des enfants, une carrière, une maison : Je ne sais toujours pas ce que je veux et je suis mort, alors une femme !

- Je vois, le genre compliqué ; c’était une simple question. Je ne vous imaginais pas journaliste, plutôt comptable ou dans une banque, répondit-elle en me dévisageant.

- Rien de très aventureux en tous cas, pourtant je peux être surprenant quand je veux !

- On verra ça ! elle me sourit et ajouta, j’aime la lecture, je vous propose un partenariat : Vous écrivez et je vous lis. 

- Bonne idée ! Cela me donnera une motivation pour m’y mettre sérieusement !

Nous flânions côte à côte, j’avais oublié pour un court moment mes fameuses questions. Je me concentrais surtout sur cette jeune Maria que je trouvais non seulement jolie mais aussi intéressante, originale.

Elle m’accompagna devant ma porte, me serra la main fermement :

- A demain Paul, pour la suite de la visite !

- D’accord !

- Oh ! Vous avez oublié de prendre un crayon !

- Mon grand-père doit avoir ça chez lui, il adore les mots croisés.  

Je lui fis un petit signe de la main, tout en la regardant s’éloigner, ses pieds nus effleurant la surface du sol.

Après avoir raconté mon aventure à grand-père ( qui ne montra aucun étonnement ) je m’installai sur la table de la cuisine, avec mon énorme livre.

Sa couverture était douce, sa boucle brillante glacée, je l’ouvris avec précaution pour ne pas l’abîmer quand je me souvins que je n’avais ni crayon, ni stylo. Je me levai pour en demander un à papy, arrivé à la porte de la cuisine, je me retournai pour jeter un regard sur le livre resté ouvert, ses pages blanches m’attendaient, ainsi qu’un crayon. Il était apparu comme par magie, s’était posé sur le livre, prêt à se mettre au travail !

J’en conclus qu’il y avait sûrement quelqu’un quelque part pour penser que j’avais des choses à écrire. Cette pensée fut rassurante pour l’auteur débutant que j’étais. La main suspendue au-dessus de la feuille, je réfléchis puis déposai la mine en haut de la page et là, l’écriture commença à marcher, puis à courir pour ne s’arrêter qu’en bas de page.

Je relus mes écrits, à voix haute comme il se doit, et à ma grande satisfaction, je remarquai que j’avais des tonnes de choses à dire : Mes premières sensations en tant que mort, mes sentiments confus à mon arrivée dans l’escalier, la joie de revoir Papy.

Ecrire… Oui, cela occuperait mon temps libre, en attendant d’en savoir plus sur l’endroit où je me trouvais.

Et je vous écris là, aujourd’hui. Je suis loin de vous et pourtant je sais que vous percevez ma présence quelque part, si loin et si proche, m’entendez-vous ?

TOUS DROITS RESERVES ISABELLE BOUVIER

Par BOUVIER - Publié dans : roman feuilleton
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Dimanche 8 mai 2005

 

J’ai assez perdu de temps, je m’arrête juste pour écrire avant de repartir.

Quand j’ai commencé ce journal, j’avais rempli des pages entières à propos de la retraite. Comment je la voyais ma retraite ? Calme, planifiée, prévisible dans le moindre détail. Ce que je veux dire par-là ? C’est simple ; je rêvais d’une maison de taille raisonnable puisque les enfants seraient partis faire leur vie. Avec tout le confort moderne et de plein pied puisque l’on perd souvent sa mobilité en vieillissant. Et puis un beau jardin, pas trop grand pour qu’il n’y ait pas trop de travail ; une simple pelouse avec un grand chêne au milieu, de grands massifs de fleurs, et peut-être même un petit potager. Des voisins, des commerces pas loin, des docteurs, on ne peut se passer d’eux. J’avais calculé le montant de notre retraite à mon mari et moi, ainsi que toutes sortes de détails stupides. Mon dieu ! Quarante-quatre ans, que je suis stupide ! N’avais-je donc rien d’autre à raconter dans ce journal, n’avais-je rien d’autre à penser que la retraite ?

J’avais choisi une petite ville au bord de la mer sur la côte de granit rose, un port de pêche tranquille avec des paysages changeants au rythme des marées.

J’imaginais déjà les parties de pêche à pied, aller au marché à vélo, les virées en bateau. J’avais imaginé les enfants qui nous rendaient visite pendant les vacances, dans notre maison de famille. On en a jamais eu de maison de famille, ça aurait commencé avec nous et puis…

Et puis rien ne se passe jamais comme on l’a prévu. Il n’y aurait jamais de maison de famille en Bretagne, pas de pêche à pied, et pas de retraite non plus. Des fois on se sent tellement fort que l’on s’imagine pouvoir tout maîtriser. Maîtriser le cours de sa vie, saisir à pleines mains toutes les chances qui s’offrent à nous pour se construire un avenir. " Quand je serai grande, je ferai…Quand j’aurai de l’argent, je serai…Quand je serai vieille… " Demain, demain, toujours demain, et c’est quand demain ? Toutes les promesses, tous les espoirs, tous les rêves sont à demain ; Je n’y suis jamais allée à demain, montrez-moi pour voir !

Et ce type avec ses lunettes en écaille, qui me regardait droit dans les yeux en tripotant son Vidal, soupesa ma petite existence et m’assena bêtement que je n’irai jamais jusqu’à demain. Il s’en moquait de tout ça, lui, il savait qu’il irait, peut-être. Moi, jamais.

J’étais en colère contre le temps qui avait passé, et en colère contre celui qui ne viendrait plus. En colère contre le monde entier, contre ma famille, contre mes amis, contre moi.

J’aurais bien tapé sur ce petit bonhomme en blouse blanche qui avait décidé avec son air suffisant, que non décidément, ce ne serait pas possible de continuer, et qu’il me faudrait faire une croix sur mes points retraite...

 

Finalement, on se fait à tout.

Nous avons emménagé, il y a deux semaines dans notre maison de famille, à Paimpol.

Michel s’est levé un matin et m’a annoncé "  On vend la maison ! "  Sur le coup, j’ai pensé qu’il avait perdu la tête. Vendre le pavillon ? Laisser tout tomber, repartir à zéro…Tout ça, ce n’était plus pour moi, je n’avais plus le temps de repartir à zéro, et j’ai pensé que Michel refusait la réalité : J’allais mourir, sûrement cette année. S’il devait repartir à zéro, ce serait sans moi. J’ai tenté de lui expliquer que son idée n’était pas réaliste, que les enfants étaient encore jeunes, que ce serait difficile pour lui, les premiers temps, quand je ne serai plus. Il m’a rétorqué : "  Ne dis pas de bêtises ! "

J’étais choquée. Etait-ce ainsi que l’on devait s’adresser à une mourante ?

" Tu n’es pas mourante, tu es malade… " Il pleura quelques instants le dos tourné, puis prit une grande inspiration et en se retournant me dit " Je sais que tu vas mourir, nous le savons tous les deux, mais il reste encore du temps. On va vendre la maison, liquider les comptes, je trouverai un boulot sur place, on s’arrangera, fais-moi confiance ! " 

Et nous sommes partis. La maison a rapidement trouvé acquéreur, nous avons rassemblé nos économies, vendu la deuxième voiture.

Maintenant, nous sommes face à la mer, une belle maison en pierre, avec une cheminée. Je regarde la marée par la fenêtre de la cuisine, les bateaux qui entrent et sortent du port. Dans le jardin, nous avons une magnifique pelouse, on respire l’iode en travaillant dans le potager. Je n’ai pas revu l’homme en blouse blanche, il a dit que c’était inutile de revenir, que cela ne changerait rien… Il a raison, pourquoi perdre du temps avec les docteurs ! Comme dit mon mari, il n’est jamais trop tôt pour prendre sa retraite et jouir de la vie. Alors on en profite parce qu’il est encore possible ce demain auquel je ne voulais plus croire. Il sera peut-être court, mais il sera. Des voisins vont nous emmener à la pêche à pied, demain. Il faut que j’aille place du Martray m’acheter un coupe-vent et des bottes en caoutchouc. Si je ne suis pas trop fatiguée par la pêche, on emmènera les gosses manger une galette ou des moules sur le port, demain.

Demain est là, et j’y suis tellement bien.

Par BOUVIER - Publié dans : nouvelles
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Texte libre

message de la S.R.I.B : MAIS QUI SONT CES CONS QUI ROULENT SUR MA ROUTE !

Ô TOI QUI ME LIT ! ne prend pas la route lorsque j'y suis car :

a) peut-être que je roule plus mal que toi et ne respecte ni le code la route, ni la politesse élémentaire...

b) si tu roules tu polueras notre environnement, et mettras en peril tes petits et arrières petits enfants, et leurs enfants, et leurs copains et leurs chiens, gaspilleras ton argent en produit petrolier surtaxé par qui tu sais ( ne pas le nommer , car pire que voldemort...) donc appauvri tu ne pourras leguer rien du tout à tes petits enfants et arrières petits enfants !

c) en marchant, tu feras du bien à ton système cardio vasculaire, donc evitera la crise cardiaque donc ne coutera pas cher à la sécu, donc allegera le trou de la sécu

et enfin, si tu ne prend pas ma route, je l'aurai rien que pour moi, AH ! AH !

signé un membre actif du SRIB :-))

 

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